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Notes sur le TDAH, la productivité et la création d'une app de tâches qui travaille avec ton cerveau.
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Le café qui endort : pourquoi un cerveau TDAH se calme avec un stimulant
Beaucoup d'adultes TDAH boivent un café et se sentent posés, parfois somnolents, là où tout le monde attend un coup de fouet. L'explication tient à la courbe en U inversé de la dopamine : dans un cerveau TDAH, la dopamine préfrontale est trop basse, et un stimulant la ramène vers la zone où l'attention se pose au lieu de l'affoler. Ce n'est pas un test diagnostique, la science reste prudente, mais ça change la façon de penser le café dans une journée TDAH.
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La décompression du retour à la maison : pourquoi on s'effondre sur le canapé et le dîner ne se fait pas
Après une journée à maintenir l'attention, masquer les symptômes et réguler ses émotions au travail, le cerveau TDAH arrive chez lui avec une batterie exécutive vide. Le franchissement de la porte est encore une transition coûteuse, la dernière d'une journée qui en a déjà demandé trop. L'effondrement sur le canapé est la conséquence neurologique prévisible d'un système qui n'a plus rien à donner aux tâches du soir, et la culpabilité qu'on y ajoute est la pire stratégie de récupération.
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L'ennui qui fait mal : pourquoi un cerveau TDAH ne s'ennuie pas comme les autres
Pour un cerveau TDAH, l'ennui n'a rien d'un état neutre. C'est une sous-stimulation ressentie comme une carence aversive, presque physiquement douloureuse. Ça explique des comportements qui paraissent absurdes vus de l'extérieur : scroller pendant deux heures sans plaisir, démarrer trois projets en même temps, provoquer une petite dispute pour rien. La sortie tient à un seul geste : prévoir où la stimulation viendra avant que le cerveau aille la chercher tout seul.
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Les boucles ouvertes : pourquoi une liste de tâches visible épuise un cerveau TDAH
Chaque tâche commencée et non finie reste « ouverte » dans la tête et grignote une mémoire de travail déjà saturée. L'effet Zeigarnik d'origine (mieux retenir l'inachevé) résiste mal à la réplication, mais l'interférence cognitive des engagements non capturés, elle, est solide. La conséquence pratique : une longue liste affichée fonctionne comme un mur de boucles ouvertes qui recharge la mémoire à chaque coup d'œil, alors que capturer ou parquer ces boucles libère la bande passante mieux que les regarder.
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Loin des yeux, loin de l'esprit : la « permanence de l'objet » et le TDAH
Pour un cerveau TDAH, une tâche qu'on ne voit pas cesse à peu près d'exister. Le terme « permanence de l'objet » emprunté à Piaget est mal choisi : le vrai mécanisme est la mémoire de travail qui lâche. La conséquence pratique : un système rangé dans un tiroir ou une app qu'on n'ouvre jamais est l'endroit où les tâches vont mourir, donc le défaut visible compte.